La chouette chevêche (Athene noctua) est la plus petite de nos chouettes de plaines. Semi diurne, on la rencontre dans un grand nombre d’habitats mais dans tous les cas ce petit rapace a besoin d’un habitat de qualité ce qui en fait une excellente espèce indicatrice de la qualité de l’environnement. Ses principaux dangers sont la modification du bocage avec la disparition des haies et des vieux arbres creux mais surtout l’intensification de l’agriculture accompagnée de l’utilisation de pesticides.
Cette année, nous avons la chance d’avoir un couple qui s’installe dans une cavité du mur de la vieille grange. D’autant plus surprenant que la loge se situe à 6 m de celle du faucon crécerelle mais pour l’instant la cohabitation semble bien se passer. Les futurs stagiaires du printemps vont pouvoir en profiter !



Petit passereau aux couleurs jaune vert … le tarin des aulnes se rencontre l’hiver en plaines. Souvent en déplacement en bande, on l’entend à la cime des arbres pousser des petits cris à la recherche des graines d’aulnes ou de bouleaux. En fin d’hiver quand la ressource tend à être épuisée, le tarin des aulnes visitent les mangeoires. Très actif et parfois même agressif, il fait la loi parmi les nombreux visiteurs des lieux. En France, le tarin niche dans les forêts montagneuses de conifères.




Le plumage gonflé d’air comme isolant hivernal … le rouge-gorge est un des passereaux le plus familier de nos jardins. Solitaire, le petit robin montre un comportement territorial envers ses congénères et aussi les autres visiteurs du jardin … telle une fusée, il n’hésite pas à plonger sur les mésanges pour accéder à la nourriture. Une agressivité vitale à sa survie hivernale ….




Le leucisme chez les oiseaux, qu’il soit partiel ou total, s’explique par un manque de pigments mélanines dans les plumes de l’individu. C’est le cas ici avec cet individu de grosbec qui montre un leucisme partiel au niveau de la tête.
Le grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) porte bien son nom ! La puissance de son bec lui permet d’exercer une pression allant jusqu’à 45 kg et ainsi éclater les noyaux pour y prélever les amandes. Oiseau forestier farouche et discrêt le reste de l’année, l’hiver, les grosbecs peuvent se rassembler en troupes de taille variable et sillonnent les campagnes (vergers et jardins) en quête de nourriture. Certains hiver, les populations sédentaires se retrouvent renforcées par l’arrivée massive d’individus venues des régions plus nordiques. Cet hiver semble particulièrement marqué par une arrivée importante d’individus nordiques.


Avec l’automne et ses couleurs chatoyantes, les mésanges redeviennent grégaires et se rassemblent en bandes larges de plusieurs espèces pour explorer et exploiter la ressource alimentaire … Cette stratégie leur permet d’accroitre leur chance de survie en coopérant pour trouver de la nourriture tout en s’assurant une plus grande protection envers les prédateurs comme l’épervier d’Europe. On peut ainsi trouver les mésanges bleues, charbonnières et nonnettes vagabonder ensemble sur leur territoire.






