Alors que le plan Ecophyto de 2008 avait pour objectif de réduire de 50% l’utilisation des produits phytosanitaires en 10 ans, une étude a récemment montrer une augmentation de 20% de l’usage de ces produits depuis 2009. Nous sommes bien loin des objectifs annoncés.

Il n’est pas question ici de refuser l’évolution ni de revenir en arrière sur tous les points mais simplement de prendre en considération la complexité et la fragilité de notre environnement. Les pratiques agricoles  ont considérablement et extrêmement rapidement évolué ces dernières décennies, s’accompagnant d’importantes modifications du paysage de nos campagnes … remembrement avec arrachages des haies, drainage des  parcelles. Sous couvert qu’il fallait nourrir la population, l’utilisation des produits phytosanitaires s’est accrue fragilisant encore plus les écosystèmes. 

Pourtant certaines solutions existent. Il suffirait déjà d’ utiliser ce que la nature nous offre ! Face aux dégâts engendrés par exemple par la présence de pucerons dans les cultures et  qui entraînent une baisse des rendements, il suffirait se s’appuyer sur les relations biologiques existantes dans la nature, notamment les relations prédateurs-proies et parasites-proies. Mais pour cela il faudrait aussi maintenir ou reconstituer les habitats de ces espèces dites agents biologiques de contrôle ou auxiliaires (prédateurs et parasites) à savoir les haies mais aussi des zones de prairies. Ces deux habitats favorisent le développement de la biodiversité et constituent des refuges et des réservoirs pour ces espèces auxiliaires (insectes, oiseaux, amphibiens, reptiles et mammifères).

 

Puceron 2

 

 

Puceron

Pucerons se nourrissant du phloème des plantes à l’aide de ses pièces buccales en forme de stylet

 

Puceron coccinelle

La coccinelle, adulte et larve, est un redoutable prédateur

 

Puceron guepe parasitoide

Cette petite guêpe parasitoide injecte un œuf dans chaque puceron 

qui se développera au dépend du puceron

 

Puceron guepe parasitoide2

A l’issue du développement larvaire de la guêpe, un nouvel adulte émerge du puceron vidé de son contenu

 

Précisons ici que la restauration de ces éléments paysagers permet aussi aux insectes pollinisateurs de se développer, insectes indispensables pour l’agriculture.  Certaines de ces espèces présentent même des stades larvaires prédateurs des pucerons (chrysope, syrphe). 

 

Puceron chrysope

La larve de chrysope transperce le puceron et aspire son contenu

 

Puceron syrphe

L’adulte de la syrphe est un pollinisateur des cultures

 

Nous ne pouvons pas nier que localement, par des politiques départementales ou par la mutation de certains agriculteurs vers l’agriculture biologique et l’agroécologie, on observe une restauration de certains de ces habitats. Mais le chemin est encore long et malheureusement semer d’embûches par les puissants et omniprésents  lobbys.  Des sociétés développent depuis quelques années des productions d’espèces auxiliaires pour réaliser des lâchers et contrôler ainsi les pucerons principalement pour les cultures sous serres pour l’instant.  

En tant que particulier dans nos jardins, nous devons favoriser le retour de la biodiversité et en particulier des espèces auxiliaires en créant des parcelles de prairies fleuries, des refuges, tas de bois pour les crapauds et hérisson et des abris à reptiles, orvet notamment. La disposition de nichoirs favorisera le développement les populations d’oiseaux prédateurs d’insectes.

Localisées dans les régions tropicales et subtropicales, la mangrove est un écosystème forestier situé à l’interface de l’océan et de la terre dans la zone de balancement des marées. Constituée principalement de palétuviers, des arbres caractérisés par des racines en échasse leur permettant d’avoir une canopée émergée au plus haut de la marée, les mangroves sont des foyers de biodiversité indispensables à la vie de nombreuses espèces animales.

De nombreuses espèces y vivent comme des crustacés crabes mais la mangrove est surtout réputée pour être une nurserie  indispensable au développement de la faune marine. Des oiseaux y nichent également dans la canopée ou viennent s’y nourrir dans les vastes vasières.

La mangrove joue un rôle de protection du littoral en réduisant les effets d’érosion et de barrière naturelle contre les événements météorologiques ouragans et tsunamis. Mais c’est surtout un important puits de carbone en capturant et recyclant le CO2 de l’atmosphère bien plus supérieur aux forêts tropicales.

Mais voilà, la superficie des mangroves ne cesse de décroître … utilisation des palétuviers comme bois de chauffage … développement de l’aquaculture de crevettes et de la riziculture. Les changements climatiques actuels ne sont  pas sans conséquence puisque l’élévation du niveau de la mer pourrait également mettre en péril les mangroves.  

 

Images réalisées au Sénégal en 2013

 

mangrove 1

 

mangrove vanneau 5

 

mangrove crabe 3

 

mangrove 2

 

mangrove guepier 6

mangrove crabe 4

 

 

26 avril 2019  |  Aucun commentaire  |  

Les fourmis des bois sont des Hyménoptères sociaux … la vie des fourmis s’organise autour d’une fourmilière où l’organisation sociale est très complexe et s’articule autour de la vie et la reproduction de la reine. Les fourmis sont réparties en castes et chaque caste a une fonction propre dans la fourmilière.  Certaines fourmis sont ainsi responsables de la récolte de matériaux pour la construction du dôme de la fourmilière, d’autres rapportent de la nourriture (graines, arthropodes, vers, miellat de pucerons …), d’autres s’occupent des larves et des nymphes, d’autres s’occupent de la protection de la fourmilière … un univers fascinant !

 

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Crapaud commun_01

Chaque année, dès la fin du mois de février, le crapaud commun (bufo bufo) sort de sont site d’hibernation terrestre… sous un tas de débris végétaux, une souche ou du sol. Immédiatement après sa sortie, les adultes prennent le chemin d’une une mare bocagère ou forestière ou encore d’un étang. Une migration sous haut danger puisque de nombreux crapauds périssent lors des traversées des routes !

Arrivé à destination dans la pièce d’eau, le crapaud commun entame sa phase de vie aquatique annuelle le temps de se reproduire. Les couples se forment rapidement parfois avant même de rejoindre l’eau ou directement dans l’eau. Le mâle, généralement plus petit, s’agrippe alors à une femelle avec ses membres antérieurs par les aisselles de la femelle. La pression est forte pour que celle ci ne puisse s’échapper

Crapaud commun_03

Crapaud commun_02

La compétition est rude chez les crapauds et certains mâles peuvent lutter durement pour obtenir les faveurs d’une femelle. Elle peut ainsi se retrouver prise en sandwich entre plusieurs mâles.

Crapaud commun_06

L’objectif est assez simple. Rester agrippé à la femelle fermement en attendant la fin de la maturation des œufs dans son abdomen. Le mâle se déplace alors parfois pendant plusieurs jours sur le dos de la femelle

Crapaud commun_04

 

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Chez le crapaud, il n’y a pas d’accouplement proprement dit à savoir pas de pénétration puisque le mâle ne dispose pas d’organe sexuel externe. La fécondation   est externe. La femelle expulse ses œufs sous forme de deux chapelets correspondant aux deux ovaires et le mâle libère sa semence dans l’eau pour les féconder. Cette reproduction est dite ovipare et la femelle peut pondre entre 2000 et 6000 œufs.

 

Crapaud commun_10  

 

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La ponte du crapaud commun s’effectue sous forme de chapelets contrairement aux grenouilles rousses qu’on peut observer à la même période dont la ponte est massive et globuleuse.

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Le reproduction du crapaud commun suit celle des grenouilles rousses et il est parfois possible d’observer des tentatives d’accouplements interspécifiques. Evidemment ces accouplements ne pourront donner de descendance.

 

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Une fois la reproduction terminée, les crapauds quittent la mare pour rejoindre leur vie terrestre. 

N’oublions pas que le crapaud commun est un allier du jardinier puisqu’il participe activement à la régulation de nombreux invertébrés pouvant causer des nuisances dans le jardin. 

Il est impératif de privilégier la présence de crapauds dans votre jardin plutôt que d’utiliser des pesticides nuisibles à l’environnement !

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Toutes ces images subaquatiques ont été réalisées en milieu naturel sans l’utilisation d’aquarium !

27 octobre 2017  |  Aucun commentaire  |  

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Située en Ecosse dans l’archipel des Hébrides intérieures, l’île Jura est certes réputée pour son excellent whisky mais également sa très belle population de cerfs élaphes. Jura accueille une populations d’environ 6000 animaux pour une superficie de  368 km². On peut observer là bas le cerf dans son habitat originel puisque le cerf est avant tout un cervidé de plaine.

Certes les cerfs sont moins massifs que chez nous en France mais ils sont ainsi parfaitement adaptés à ce paysage composé de monts et vallées avec des tourbières omniprésentes.

Se rendre sur Jura permet d’observer des comportements sauvages difficiles à voir chez nous dans nos forêts domaniales. Une destination à réaliser pour tous les amoureux du cerf ! 

 

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