Tag "Faune du sol"

10 janvier 2017  |  1 Commentaire  |  

Entrer dans le monde du microscopique offre souvent des ambiances originales parfois même surréalistes … le monde imaginaire de la forêt des collemboles.

 

foret-collembole-1

 

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14 février 2016  |  1 Commentaire  |  

Le sol constitue un écosystème fragile, en étroit équilibre avec ses caractéristiques biologiques (faune et flore) et physiques (porosité, humidité, Ph, Taux de matières organiques, sels minéraux). La pédofaune ou faune du sol est extrêmement diversifiée … ainsi, d’après l’INRA, un mètre carré de sol d’une forêt de hêtre peut contenir plus de 1 000 espèces d’invertébrés. Chaque organisme du sol joue un rôle précis dans cet équilibre et participe ainsi au transfert d’énergie dans le sol.  Parmi cette biodiversité, on retrouve différentes chaînes alimentaires interconnectées et qui forment un réseau trophique complexe.

Evidemment il n’est pas possible de décrire ici toutes ces espèces mais simplement  présenter quelques fragments de ces chaînes alimentaires. Ce sujet vient compléter un précédent sujet sur les ingénieurs du sol (http://christophesalin.com/2015/12/les-ingenieurs-du-sol/).

 

Les phytophages et saprophages

C’est probablement le groupe le plus représenté dans la litière du sol avec particulièrement le groupe des collemboles. On retrouve également d’autres organismes comme des mollusques, des larves de diptères et des acariens oribates. Ces organismes jouent un rôle essentiel dans les processus de décomposition de la matière organique soit en consommant directement les feuilles mais aussi les champignons filamenteux et des algues microscopiques.

acarien2

Acarien

acarien3

Acarien

collembole litiere

Collembole

escargot litiere 1Escargot

 

psoque1Psoque

 

Les prédateurs

Cette riche biodiversité attire inévitablement un grand nombre de prédateurs qui trouvent ici une ressources quasi inépuisable. Ces espèces occupent chacune une niche écologique précise et élaborent des stratégies de chasse pour subvenir a ses besoins tout en garantissant le maintien de cet équilibre trophique. On retrouve un large panel d’espèces avec  par exemple des araignées, des larves de Coléoptères et de Neuroptères, des Coléoptères des Hyménoptères, des acariens …

acarien1

Acarien

larve chrysope 2

    Larve de Neuroptère Chrysope. Cette espèce présente la particularité de déposer les exuvies vides de ses proies sur  son dos

 

araignée sol

Araignée

 

larve coléoptère

Larve de Coléoptère Staphylin

 

vers luisant larve1

Larve de Coléoptère vers luisant se nourrissant de petits escargots

Vous trouverez dans la galerie suivante une collection plus importante d’images relatives à la faune du sol.

http://christophesalin.com/portfolio/invertebres/

 

Le sol constitue l’un des trois habitats les plus diversifiés de la planète avec les fonds marins et la forêt équatoriale. Mais malheureusement cette biodiversité est menacée par les diverses activités humaines et les changements climatiques.

Le sol subit ainsi d’importantes contraintes avec l’intensification des pratiques agricoles mais aussi forestières (tassement des sols, érosion, pollution, déforestation …). Les conséquences sont alors majeures sur la biodiversité, une baisse de diversité due au fait que les organismes vivants n’ont pas le temps de se déplacer ou de s’adapter à ces changements brutaux !

ambiance automne

Les ingénieurs des écosystèmes sont définis comme des organismes qui physiquement modifient, maintiennent ou créent des habitats. Dans le sol, une multitude d’espèces participent à la dégradation de la matière organique de surface et son intégration dans les horizons inférieurs du sol.

collembole 2

Collembole Dicyrtomina sp.

glomeris

Gloméris sp.

Ainsi lorsqu’une feuille à l’automne tombe au sol, celle-ci va subir les attaques de l’eau puis les ingénieurs du sol vont progressivement réduire la feuille en petits fragments pour au final après un long processus libérer divers éléments minéraux nutritifs (carbone, azote, phosphore …) indispensables à la croissance des plantes.

Les champignons attaquent dans un premier temps la surface de la feuille fragilisant alors les tissus. Puis les collemboles rentrent en action pour détruire l’épiderme de la feuille tout en mangeant aussi des champignons  et des larves de diptères vont ensuite agrandir les ouvertures.

champignon

Développement de champignons

collembole 5

Mycélium de champignons et collembole

galerie diptère

Galerie de larve de diptère

collembole 6

Collembole Entomobrya sp.

Dans un second temps, des espèces plus grandes appartenant au groupe des macro-arthropodes (Isopodes, Myriapodes) vont poursuivre cette déstructuration de la feuille en s’attaquant aux parties plus résistantes que sont les nervures. La feuille devenue un squelette, les fragments sont alors à nouveau consommé par des Nématodes, collemboles et acariens oribates.

iule

Myriapode Diplopode iule

polydesme

Myriapode Diplopode polydesme

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Collembole sur feuille dégradée par les divers arthropodes

cloporte

Isopode cloporte

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Acarien oribate

La dernière étape consiste dans l’incorporation de ces fragments et éléments nutritifs dans le sol et c’est à ce stade que le vers de terre  rentre en action. Non seulement ce champion des ingénieurs du sol participe à l’enrichissement naturel du sol mais aussi à la régulation des eaux avec ses galeries et à l’aération des sols.

vers de terre

Profil de sol avec vers de terre

6 janvier 2015  |  4 Commentaires  |  

Les collemboles sont des arthropodes aptères mais ne sont pas pour autant des insectes malgré le fait qu’ils possèdent aussi 6 pattes !

Ce groupe comprendrait près de 3000 espèces en France avec des tailles, formes et colorations très variables selon les espèces. La majorité des espèces mesurent moins de 3 mm ce qui fait des collemboles des microarthropodes. Ils possèdent un organe, appelé furca et replié sous leur abdomen, leur permettant de sauter et ainsi fuir un danger.

Les collemboles appartiennent plus généralement aux organismes de la microfaune du sol. Son rôle écologique est essentiel puisqu’il participe activement au processus de décomposition de la matière organique dans le sol  et notamment la litière.

Le collembole, Dicyrtomina ornata, ne mesure pas plus de 2 mm et vit dans la litière.

 

collembole 1

 

collembole 2

 

collembole 3

16 juillet 2013  |  Aucun commentaire  |  

En cet été, le vers luisant (Lampyris noctiluca) vient éclairer  les courtes nuits. Ce coléoptère possède la capacité à émettre une lumière fluorescente. Cette bioluminescence est le résultat d’une réaction chimique entre une protéine (la luciférine) et une enzyme (la luciférase). Outre cette particularité physiologique, la luciole est un redoutable prédateur de la faune du sol.