11 mars 2020  |  Aucun commentaire  |  

La lisière  constitue une zone tampon  entre une zone boisée (haie, bosquet  ou forêt) et une zone ouverte (prairie, friche ou culture).  Le cerf  est considéré encore à l’heure actuelle comme le roi de la forêt mais pourtant il s’agit bien d’une espèce de plaine et de lisière. La forêt lui sert uniquement de refuge vis à vis de l’Homme et des intempéries. Une fois la période de chasse terminée et donc la tranquillité retrouvée,  cerfs et biches retournent volontiers en plaine et trouvent refuge le long d’une haie ou dans un boqueteau isolé.

 

cerf lisière

26 février 2020  |  Aucun commentaire  |  

Chaque hiver, de nombreuses espèces quittent les régions scandinaves pour rejoindre des régions aux climats plus cléments. C’est le cas notamment de ce petit passereau  fringillidé le pinson du nord (Fringilla montifringilla). Plutôt discret en début d’hiver où il trouve facilement de la nourriture dans les campagnes, c’est surtout vers la fin de l’hiver en février qu’on peut plus aisément observer ce granivore aux abords des mangeoires en compagnie des tarins des aulnes. En cette fin d’hiver, c’est également l’occasion de découvrir les teintes colorées de son plumage nuptial. Bientôt, ce visiteur nordique reprendra le chemin du grand nord !

 

pinson du nord 01

 

pinson du nord 02

11 février 2020  |  Aucun commentaire  |  

Durant l’hiver, les grands cervidés, cerfs et biches, se regroupent en hardes. Les deux sexes sont généralement séparés hormis des jeunes cerfs qui peuvent accompagner une harde de biches … plus d’yeux pour voir le danger … plus d’oreilles pour entendre le danger …  

Les grands cerfs sont parfois accompagnés de jeunes cerfs … une collaboration de circonstance où le cerf expérimenté guide le jeune vers des territoires sécurisés. Par contre, face à un danger, le jeune cerf se retrouve poussé en avant par l’ancien … une stratégie pour accroître ses chances de survie!

 

Cerf page

 

 

Alors que le plan Ecophyto de 2008 avait pour objectif de réduire de 50% l’utilisation des produits phytosanitaires en 10 ans, une étude a récemment montrer une augmentation de 20% de l’usage de ces produits depuis 2009. Nous sommes bien loin des objectifs annoncés.

Il n’est pas question ici de refuser l’évolution ni de revenir en arrière sur tous les points mais simplement de prendre en considération la complexité et la fragilité de notre environnement. Les pratiques agricoles  ont considérablement et extrêmement rapidement évolué ces dernières décennies, s’accompagnant d’importantes modifications du paysage de nos campagnes … remembrement avec arrachages des haies, drainage des  parcelles. Sous couvert qu’il fallait nourrir la population, l’utilisation des produits phytosanitaires s’est accrue fragilisant encore plus les écosystèmes. 

Pourtant certaines solutions existent. Il suffirait déjà d’ utiliser ce que la nature nous offre ! Face aux dégâts engendrés par exemple par la présence de pucerons dans les cultures et  qui entraînent une baisse des rendements, il suffirait se s’appuyer sur les relations biologiques existantes dans la nature, notamment les relations prédateurs-proies et parasites-proies. Mais pour cela il faudrait aussi maintenir ou reconstituer les habitats de ces espèces dites agents biologiques de contrôle ou auxiliaires (prédateurs et parasites) à savoir les haies mais aussi des zones de prairies. Ces deux habitats favorisent le développement de la biodiversité et constituent des refuges et des réservoirs pour ces espèces auxiliaires (insectes, oiseaux, amphibiens, reptiles et mammifères).

 

Puceron 2

 

 

Puceron

Pucerons se nourrissant du phloème des plantes à l’aide de ses pièces buccales en forme de stylet

 

Puceron coccinelle

La coccinelle, adulte et larve, est un redoutable prédateur

 

Puceron guepe parasitoide

Cette petite guêpe parasitoide injecte un œuf dans chaque puceron 

qui se développera au dépend du puceron

 

Puceron guepe parasitoide2

A l’issue du développement larvaire de la guêpe, un nouvel adulte émerge du puceron vidé de son contenu

 

Précisons ici que la restauration de ces éléments paysagers permet aussi aux insectes pollinisateurs de se développer, insectes indispensables pour l’agriculture.  Certaines de ces espèces présentent même des stades larvaires prédateurs des pucerons (chrysope, syrphe). 

 

Puceron chrysope

La larve de chrysope transperce le puceron et aspire son contenu

 

Puceron syrphe

L’adulte de la syrphe est un pollinisateur des cultures

 

Nous ne pouvons pas nier que localement, par des politiques départementales ou par la mutation de certains agriculteurs vers l’agriculture biologique et l’agroécologie, on observe une restauration de certains de ces habitats. Mais le chemin est encore long et malheureusement semer d’embûches par les puissants et omniprésents  lobbys.  Des sociétés développent depuis quelques années des productions d’espèces auxiliaires pour réaliser des lâchers et contrôler ainsi les pucerons principalement pour les cultures sous serres pour l’instant.  

En tant que particulier dans nos jardins, nous devons favoriser le retour de la biodiversité et en particulier des espèces auxiliaires en créant des parcelles de prairies fleuries, des refuges, tas de bois pour les crapauds et hérisson et des abris à reptiles, orvet notamment. La disposition de nichoirs favorisera le développement les populations d’oiseaux prédateurs d’insectes.

Localisées dans les régions tropicales et subtropicales, la mangrove est un écosystème forestier situé à l’interface de l’océan et de la terre dans la zone de balancement des marées. Constituée principalement de palétuviers, des arbres caractérisés par des racines en échasse leur permettant d’avoir une canopée émergée au plus haut de la marée, les mangroves sont des foyers de biodiversité indispensables à la vie de nombreuses espèces animales.

De nombreuses espèces y vivent comme des crustacés crabes mais la mangrove est surtout réputée pour être une nurserie  indispensable au développement de la faune marine. Des oiseaux y nichent également dans la canopée ou viennent s’y nourrir dans les vastes vasières.

La mangrove joue un rôle de protection du littoral en réduisant les effets d’érosion et de barrière naturelle contre les événements météorologiques ouragans et tsunamis. Mais c’est surtout un important puits de carbone en capturant et recyclant le CO2 de l’atmosphère bien plus supérieur aux forêts tropicales.

Mais voilà, la superficie des mangroves ne cesse de décroître … utilisation des palétuviers comme bois de chauffage … développement de l’aquaculture de crevettes et de la riziculture. Les changements climatiques actuels ne sont  pas sans conséquence puisque l’élévation du niveau de la mer pourrait également mettre en péril les mangroves.  

 

Images réalisées au Sénégal en 2013

 

mangrove 1

 

mangrove vanneau 5

 

mangrove crabe 3

 

mangrove 2

 

mangrove guepier 6

mangrove crabe 4