En cette fin de septembre, les cris rauques retentissent au coeur de la forêt. Le cerf est en pleine période de reproduction. Les mâles marquent activement leur territoire pour gagner les faveurs des biches. La compétition est rude et seuls les plus forts pourront accéder à la reproduction et transmettre leurs gènes à la génération suivante.
Cette rencontre avec ce grand cerf fut la première de la saison. Ce cerf est venu se coucher à quelques dizaines de mètres de mon affût vers 7h30 le matin. Couché au milieu des fougères, il se levait toutes les heures et demi une a deux minutes seulement pour se dégourdir les jambes. Il m’aura fallu attendre 19h30 et donc beaucoup de patience pour qu’il reprenne son activité et daigne pousser un premier raire. Malheureusement son cri rauque aura attiré un autre photographe qui aura entrainé sa fuite.
Cerf libre et sauvage

Il y a maintenant 10 ans, la forêt perdait un de ses plus grands cerfs. Ce cerf d’exception surnommé « le cerf aux barbelés » est tombé sous les balles à l’âge de 16 ans.
C’est en 2007 que j’ai eu la chance de croiser pour la première fois son chemin. Il était alors âgé de 7 ans. Ce jour là, ce grand 16 majestueux était apparu devant moi un matin de brame avec les bois totalement entremêlés de barbelés.

Pour un passionné du cerf, il n’y a pas que la période du brame qui compte … bien au contraire ! Cet animal me passionne quelque soit les saisons. Le cycle des bois reste un élément majeur de la vie du cerf. Evidemment les deux principales étapes restent la chute des boises en fin d’hiver avec les cerfs mulets et la perte des velours en début d’été. Une troisième étapes est pourtant importante pour moi … le moment où l’empaumure de la nouvelle ramure se forme. C’est particulièrement le cas quand il s’agit d’un cerf qu’on suit depuis plusieurs années. A quoi va ressembler sa nouvelle ramure ? Comment va t-il évoluer ?

Ce matin, maître renard sillonnait la prairie du roncier en visitant les différents roundballers de foin histoire surement de prendre un peu de hauteur … un puis deux puis trois … mais là où le spectacle fut grandiose c’est quand il décida de sauter d’une balle de foin à une autre puis à nouveau dans le sens inverse …
Les roundballers étaient suffisamment proches pour qu’il puisse sauter entre deux et suffisamment loin de mon poste d’affût pour que je puisse intégrer les deux rounballers dans l’image. C’est ce qu’on appelle être au bon endroit au bon moment !


Depuis trois ans maintenant, entre le 15 mai et le 15 juin, une fouine (Martes foina) passe les matins à l’affût buse situé en lisière de forêt … une apparition dans les premières lueurs du jour qui autorise les prises de vues.
Ce petit mustélidé est un habitant de nos campagnes où il vit dans les bois, haies mais également aux abords des habitations. La fouine est un opportuniste à la fois carnivore (petits mammifères et oiseaux) et frugivore.
C’est toujours un plaisir de croiser le regard de ce petit prédateur.
