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12 mai 2016  |  3 Commentaires  |  

Trois mois, trois semaines et 3 jours après avoir été fécondées, au début du mois de mai, la laie se retire de la compagnie pour rejoindre un secteur isolé et plus calme de la forêt. À l’aide de végétaux, fougères et petites branches d’arbres, elle construit un nid qu’on appelle « chaudron ». Elle met alors au monde entre 2 et 6 jeunes selon le poids l’âge de la mère. À la naissance, les  marcassins présentent une robe rayée beige et marron clair.

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Ils restent 10 jours environ au chaudron avant de sortir, et c’est seulement au bout de 3 semaines qu’ils suivront leur mère dans ses déplacements et rejoindre le reste de la compagnie. Les marcassins ne seront sevrés qu’à l’âge de trois mois.

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Pendant cette période, la compagnie fait office de nurserie et les petits restent sous la vigilance des différentes laies. C’est le temps de l’apprentissage. Les jeunes passent l’essentiel de leur temps à jouer, simuler des joutes parfois violentes et impressionnantes, probablement pour instaurer une hiérarchie, mais aussi s’initier à la recherche de nourriture avec leur groin … le tout entrecoupé de siestes et de toilettage. Les marcassins sollicitent souvent leur mère en tentant d’atteindre les mamelles mais ils sont souvent rejetés. Le moment venu de la tétée, la laie se couche sur le flanc et les jeunes se disputent l’accession aux meilleures mamelles, celles probablement qui produisent le plus de lait. Dans une compagnie constituée plusieurs laies suitées, les tétées sont souvent synchronisées.

 

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28 juin 2013  |  Aucun commentaire  |  

A l’occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Nat’Image 20, vous y trouverez un reportage consacré à la découverte des sangliers. Ce sujet a été réalisé en collaboration avec Michel d’Oultremont.

 » Animal mystérieux, symbole de force et de puissance, le sanglier accompagne l’homme depuis des siècles et occupe une place importante dans la culture et la mythologie. Souvent tapi au plus profond de nos forêts, l’ancêtre direct de notre cochon domestique reste discret. Chronique de vie d’une compagnie de sangliers … « 

 

 

26 décembre 2012  |  4 Commentaires  |  

Dans les populations non nourries artificiellement, le rut du sanglier s’étend généralement sur la période d’octobre à janvier avec un pic d’activité au mois de décembre. Les laies d’une même compagnie sont souvent synchronisées et leur chaleur débute donc en même temps. Discrets, solitaires et invisibles jusqu’à présent, les phéromones dégagées par la laie en chaleur font sortir les gros mâles des profondeurs de la forêt pour rejoindre la compagnie. Véritables mastodontes avec leur épaisse cuirasse et leurs puissantes canines, les mâles s’intimident flancs contre flancs la crinière hérissée pour jauger leur force avant de s’engager dans une lutte des plus violentes. Arc-bouté sur ses deux pattes postérieures, les mâles tentent de se déséquilibrer et de saisir l’adversaire à la gorge.  Seul le vainqueur aura la chance de saillir la laie et ainsi engendrer une descendance.

26 mars 2012  |  1 Commentaire  |  

En ce début de printemps, les sous bois sont encore très lumineux en attendant le débourrement des feuilles. Les ambiances y sont douces et feutrées. Les sangliers retrouvent leur quiétude et s’attardent dans les clairières en quête des derniers fruits tombés à l’automne passé (faînes et glands).