Il n’y a pas que les feuilles qui tombent en forêt, c’est le temps de la chute des bois chez les cerfs en ce début d’année. Les grands vieux mâles perdent leur bois généralement en premier mais je pense qu’il y a aussi un déterminisme génétique pour expliquer les décalages dans le temps de la chute des bois entre individus.
Ce processus physiologique est toujours aussi impressionnant puisque les bois tombent soudainement comme des feuilles mortes suite à une rupture brutale au niveau de la zone d’insertion du bois sur le pivot du crâne. Cette perte des bois coïncide avec un taux de testostérone au plus bas dans l’organisme. Très rapidement et ce seulement après une semaine, une nouvelle membrane recouvre déjà le pivot. Difficile de s’imaginer alors que d’ici 4 mois, les cerfs auront retrouvé leur ramure définitive de près de 1 m de longueur.
Comme je ne cherche pas les mues en forêt en cette période, je peux me consacrer pleinement à photographier les cerfs mulets et en début de repousse des velours. J’adore leur expression avec leur tête massive et carrée. Des moments privilégiés pour poursuivre ma quête de connaissances sur cette espèce emblématique de nos forêts.
Ces deux images représentent le même individu avec une semaine d’écart. Images réalisées en milieu naturel avec un cerf libre et sauvage.


Après la martre des pins, voici encore une espèce que j’espérais photographier depuis longtemps maintenant. C’est en attendant les buses que j’ai vu observer cette fouine au petit matin. Tout comme sa cousine, la fouine est un Mustélidé au régime alimentaire omnivore. Elle adapte très bien ses aliments en fonction des saisons et de la disponibilité alimentaire, tantôt carnivore, tantôt frugivore …
La fouine présente un large spectre d’habitats et aime les environnements ouverts et semi ouverts. Il s’agit également d’une espèce dite anthropique à savoir qu’elle peut vivre au côté des humains dans les habitations comme les greniers.
Malheureusement comme la plupart des petits carnivores de France, cette espèce est considérée comme un nuisible. Pourtant cette espèce participe activement à l’équilibre des populations animales dont les micromammifères. C’est donc encore une aberration de la considérer comme nuisible et de s’acharner après elle.
Ces images ont été réalisées dans un affût fixe dans le cadre des stages photo que j’organise. Il s’agit du même affût forestier où je photographie les buses variables et la martre.


Début avril, les pics noirs sont en pleine effervescence en forêt. Les chants et cris retentissent dans la futaie. C’est le temps des parades amoureuses chez le pic noir. La loge de reproduction est sélectionnée et le mâle réalise les derniers travaux d’aménagement avant que la femelle viennent y pondre ses oeufs. Le mâle retire les derniers copeaux de bois et les rejette à l’extérieur.
Il faudra maintenant attendre fin avril début mai pour le nourrissage de la nouvelle génération. Un spectacle de la nature dont les futures stagiaires pourront profiter.


