La chouette effraie (Tyto alba) est sans aucun doute le Strigidé le plus commun de nos campagnes. La dame blanche affectionne particulièrement le bocage avec des prairies naturelles ou friches riches en micromammifères. Elle niche surtout dans les vieux bâtiments et clochers même si on la retrouve également dans des cavités d’arbres. Essentiellement nocturne, la chouette effraie peut cependant présenter des moeurs diurnes. Cette activité pourrait s’expliquer par la raréfaction des proies les poussant ainsi à partir en chasse en journée.


La mésange charbonnière (Parus major) est un petit passereau typique des milieux forestiers mixtes même si elle se rencontre également dans le bocage et les jardins. Cavernicole, elle niche principalement dans d’anciennes cavités d’arbres. En cet fin d’hiver, la mésange charbonnière se pare de son plus beau plumage nuptial avec son masque blanc et noir et un ventre jaune muni d’une bande noire centrale.


Les ambiances crépusculaires associées à un effet de contre jour permettent d’obtenir parfois des images plus originales. Les premières lumières viennent alors dessiner la silhouette du sujet comme sur cet écureuil roux dont on a plus l’habitude de voir en pleine lumière.

Le pic épeiche (Dendrocopos major) est le piciforme le plus répandu de nos forêts et du bocage. Le plus souvent accroché aux arbres avec ses griffes puissantes, avec son bec robuste et sa longue langue, il recherche les petits insectes cachés sous les écorces des arbres morts. L’hiver avec la raréfaction des proies, il ne dédaigne pas se nourrir de graines lui apportant ainsi les réserves énergétiques indispensables pour surmonter les périodes de gel.

L’écureuil roux (Sciurus vulgaris) est un petit rongeur qui vit principalement en forêt mais aussi dans le bocage si le réseau de haies est bien conservé. Véritable voltigeur et acrobate, il sillonne son territoire sautant de branche en branche. L’automne est une période primordiale pour sa survie hivernale. L’abondance de fruits (châtaigne, noix et noisette) permet à l’écureuil de constituer des réserves qu’il enterre en prévision des futurs périodes de disette. Faut il encore qu’il les retrouve !
