Catégorie "News"

12 mai 2016  |  3 Commentaires  |  

Trois mois, trois semaines et 3 jours après avoir été fécondées, au début du mois de mai, la laie se retire de la compagnie pour rejoindre un secteur isolé et plus calme de la forêt. À l’aide de végétaux, fougères et petites branches d’arbres, elle construit un nid qu’on appelle « chaudron ». Elle met alors au monde entre 2 et 6 jeunes selon le poids l’âge de la mère. À la naissance, les  marcassins présentent une robe rayée beige et marron clair.

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Ils restent 10 jours environ au chaudron avant de sortir, et c’est seulement au bout de 3 semaines qu’ils suivront leur mère dans ses déplacements et rejoindre le reste de la compagnie. Les marcassins ne seront sevrés qu’à l’âge de trois mois.

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Pendant cette période, la compagnie fait office de nurserie et les petits restent sous la vigilance des différentes laies. C’est le temps de l’apprentissage. Les jeunes passent l’essentiel de leur temps à jouer, simuler des joutes parfois violentes et impressionnantes, probablement pour instaurer une hiérarchie, mais aussi s’initier à la recherche de nourriture avec leur groin … le tout entrecoupé de siestes et de toilettage. Les marcassins sollicitent souvent leur mère en tentant d’atteindre les mamelles mais ils sont souvent rejetés. Le moment venu de la tétée, la laie se couche sur le flanc et les jeunes se disputent l’accession aux meilleures mamelles, celles probablement qui produisent le plus de lait. Dans une compagnie constituée plusieurs laies suitées, les tétées sont souvent synchronisées.

 

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2 mai 2016  |  1 Commentaire  |  

Depuis début avril, les hirondelles sillonnent à nouveau nos campagnes. Après avoir repris quelques forces, les couples d’hirondelles rustiques (Hirundo rustiqua) reprennent possession de leur territoire et visitent à nouveau les sites de reproduction. Très vite, le couple s’active à la construction du nid à l’aide de boue soigneusement choisie. Au petit matin, le mâle gazouille perché sur une branche en attendant l’arrivée de la femelle pour un accouplement furtif.

 

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21 avril 2016  |  Aucun commentaire  |  

Le printemps est bien là … dans le jardin, de nombreuses espèces d’oiseaux s’activent aux préparatifs de la reproduction !

Véritable poids plume avec un poids qui n’excède pas 13 grammes, le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est un passereau qui anime avec ses vocalises le bocage et les jardins au printemps. En avril, le mâle se transforme en véritable bâtisseur ! Il s’active à construire plusieurs nids de feuilles et de mousses dans de petites anfractuosités de murs et d’arbres. Il peut même à l’occasion utiliser un ancien nid d’hirondelle comme fondation à son nid. Ce sera ensuite à la femelle de choisir le meilleur nid pour assurer le succès de sa descendance.

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8 avril 2016  |  1 Commentaire  |  

Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est le  rapace diurne  le plus commun de nos campagnes. Fin février, le couple reprend possession du site de reproduction qui peut être une paroi rocheuse ou un ancien nid de corvidés. Mais il affectionne aussi les cavités des murs des vieilles bâtisses. La compétition est parfois rude car le couple doit exclure les intrus …  les jeunes de l’année passée ou encore des pigeons ! Chaque matin, pendant plusieurs jours, le couple se retrouve  sur le toit le temps de se toiletter et s’accoupler … histoire de consolider les liens  et préparer la future reproduction !

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30 mars 2016  |  1 Commentaire  |  

Le triton palmé (Lissotriton helveticus) est le plus petit de nos tritons et probablement également le plus répandu. Cet urodèle se rencontre surtout dans les habitats forestières et de landes. Comme la plupart des tritons, le palmé passe l’hiver sur la terre ferme caché dans le sol ou sous des souches même si certains individus peuvent également hiverner sous l’eau.

En fin d’hiver, lors des nuits humides et douces, les tritons regagnent les mares, étangs voir même des ornières forestières pour se reproduire. Les mâles sillonnent alors les points d’eau à la recherche d’une femelle. La parade nuptiale est assez spectaculaire et complexe. Le mâle effectue alors une sorte de danse pour séduire la femelle. En suspension dans l’eau avec les pattes postérieures palmées, il tourne autour de la femelle en effectuant des mouvements avec sa queue. Il n’y a pas de contact direct avec le partenaire et cette parade permet de libérer des phéromones sexuelles.

Lors de l’accouplement, le mâle dépose une capsule dans le cloaque de la femelle appelée spermatophore  qui contient les spermatozoïdes. La femelle déposera ensuite les œufs fécondés un à un sur la végétation.

Toutes ces images subaquatiques ont été réalisées en milieu naturel avec des tritons libres sans utilisation d’aquarium.

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