Avec sa silhouette fuselée, le fou de Bassan (Morus bassanus) est un véritable acrobate des airs parfaitement adpaté pour négocier les vents marins capricieux. Cette espèce pélagique à savoir qu’elle rejoint la terre ferme pour la saison de reproduction, vit en colonie sur les falaises et petits rochers isolés. Au printemps, les couples se forment lors d’une parade nuptiale où les deux individus s’entremêlent telle une danse. Le couple donnera naissance à un seul poussin avec un taux de survie particulièrement faible lors de la première année.


Depuis mi mai, les pies grièches écorcheurs (Lanius collurio) sont de retour ! A peine arrivé, le mâle s’affère à la construction d’un nid rudimentaire. La femelle prendra ensuite possession du nid pour y déposer quelques œufs et entamer la couvaison. Pendant ce temps, le mâle chasse pour nourrir la femelle cachée au cœur du roncier. La pie grièche écorcheur est une espèce indicatrice de la qualité de l’environnement et plus particulièrement des bocages parsemés de ronciers, de prairies sauvages et de haies.
Pour cette nouvelle saison à suivre cette superbe espèce, j’ai volontairement choisi de privilégier les ambiances tout en profitant des conditions météorologiques variables.




A l’occasion de la sortie du dernier magazine Nat’Images N°38 (juin-juillet 2016), vous retrouverez un article sur le mystérieux lampyre de la nuit. Le ver luisant est un insecte coléoptère des plus original puisqu’il illumine nos campagnes les nuits chaudes d’été. La femelle, prête à s’accoupler, émet une lumière fluorescente et effectue une « danse » de l’abdomen pour attirer les mâles qui sillonnent en vol les prairies.


Qu’ils soient intégrés dans une haie, isolés dans une prairie ou encore une vieille bâtisse , les vieux murs constituent des habitats particuliers et souvent riches d’un point de vue biodiversité. Ces habitats remplissent de nombreuses fonctions écologiques comme corridor facilitant ainsi le déplacement des animaux, comme refuge la nuit et le jour mais aussi comme site de reproduction avec les nombreuses cavités naturelles.




Trois mois, trois semaines et 3 jours après avoir été fécondées, au début du mois de mai, la laie se retire de la compagnie pour rejoindre un secteur isolé et plus calme de la forêt. À l’aide de végétaux, fougères et petites branches d’arbres, elle construit un nid qu’on appelle « chaudron ». Elle met alors au monde entre 2 et 6 jeunes selon le poids l’âge de la mère. À la naissance, les marcassins présentent une robe rayée beige et marron clair.


Ils restent 10 jours environ au chaudron avant de sortir, et c’est seulement au bout de 3 semaines qu’ils suivront leur mère dans ses déplacements et rejoindre le reste de la compagnie. Les marcassins ne seront sevrés qu’à l’âge de trois mois.


Pendant cette période, la compagnie fait office de nurserie et les petits restent sous la vigilance des différentes laies. C’est le temps de l’apprentissage. Les jeunes passent l’essentiel de leur temps à jouer, simuler des joutes parfois violentes et impressionnantes, probablement pour instaurer une hiérarchie, mais aussi s’initier à la recherche de nourriture avec leur groin … le tout entrecoupé de siestes et de toilettage. Les marcassins sollicitent souvent leur mère en tentant d’atteindre les mamelles mais ils sont souvent rejetés. Le moment venu de la tétée, la laie se couche sur le flanc et les jeunes se disputent l’accession aux meilleures mamelles, celles probablement qui produisent le plus de lait. Dans une compagnie constituée plusieurs laies suitées, les tétées sont souvent synchronisées.

