Fin septembre, alors que les brumes envahissent les forêts, le brame du cerf atteint son apogée. Les mâles sont en perpétuelle quête de femelles en oestrus. Brève dans le temps puisque les chaleurs ne dure que 36 heures, les mâles se rapprochent alors de la biche pour attirer ses faveurs. Cette soudaine concentration de cerfs donne lieu à une intense compétition. Les cerfs satellites rôdent autour du maître de place qui marque alors sa présence et son excitation par de longs raires puissants. Et si cette intimidation sonore ne suffit pas alors les deux mâles s’affrontent violemment !
Ce matin de septembre, après une nuit fraiche, dans la brume matinale, un jeune cerf 8 cors quelque peu téméraire tentait de s’approcher d’une biche. Après avoir écarté ce jeune prétendant, le maitre de place poussait de longs raires dans cette superbe allée forestière tapissée de bruyères.


En cet été indien alors que le brame du cerf résonne dans nos forêts, les friches s’animent avec les derniers amours des insectes … les mantes religieuses s’adonnent à leur rituel amoureux tragique tandis que les mâles de papillons argus sillonnent la prairie à la recherche d’effluves d’une femelle. Après avoir repéré une femelle, le mâle engage sa parade nuptiale avant de s’accoupler dos à dos par l’extrémité de l’abdomen.

Espèce typique du bocage, le pic vert (Picus viridis) occupe un large spectre d’habitats (haies, bosquets, vergers …) pourvu qu’il y ait des prairies à proximité pour se nourrir. Comme tous les pics, le pic vert est une espèce cavernicole et niche dans des cavités creusées dans des arbres le plus souvent morts. La préservation du bocage et particulièrement des vieux arbres est donc indispensable au maintien de ce superbe Picidés dans nos campagnes.

« Chri-ti-tit » … le cri strident trahit l’arrivée du martin pêcheur (Alcedo atthis) sur la mare. Ce petit oiseau avec son plumage très coloré, son corps fuselé et son bec en forme de poignard est un fin pêcheur. Perché sur une branche, il guette les petits poissons avant de plonger comme une flèche dessus. Les ambiances premières lueurs du jour rendent hommage aux couleurs éclatantes de la petit flèche bleue entre contre-jour et pastel !


Perchés à l’extrémité de ses antennes les plus longues, l’escargot scrute son environnement. Cette curiosité anatomique n’est pourtant pas des plus efficace puisque ce petit mollusque est myope et ses yeux lui permettent de distinguer uniquement les contrastes lumineux. C’est finalement ses plus petites tentacules qui constituent des organes sensoriels de toucher et olfactif.
Le saviez vous ? Un grand projet de recherche Européen étudie la relation entre la couleur des escargots des jardins et haies du genre cepaea avec les changements environnementaux. Ainsi les variations colorimétriques des escargots seraient indicatrices de la présence de prédateurs (grives particulièrement), la végétation et la température moyenne de l’environnement … globalement plus sombres dans le nord de l’Europe et en présence de nombreux prédateurs … Le résultat d’une longue et lente évolution !
