Depuis début avril, les hirondelles sillonnent à nouveau nos campagnes. Après avoir repris quelques forces, les couples d’hirondelles rustiques (Hirundo rustiqua) reprennent possession de leur territoire et visitent à nouveau les sites de reproduction. Très vite, le couple s’active à la construction du nid à l’aide de boue soigneusement choisie. Au petit matin, le mâle gazouille perché sur une branche en attendant l’arrivée de la femelle pour un accouplement furtif.


Le printemps est bien là … dans le jardin, de nombreuses espèces d’oiseaux s’activent aux préparatifs de la reproduction !
Véritable poids plume avec un poids qui n’excède pas 13 grammes, le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est un passereau qui anime avec ses vocalises le bocage et les jardins au printemps. En avril, le mâle se transforme en véritable bâtisseur ! Il s’active à construire plusieurs nids de feuilles et de mousses dans de petites anfractuosités de murs et d’arbres. Il peut même à l’occasion utiliser un ancien nid d’hirondelle comme fondation à son nid. Ce sera ensuite à la femelle de choisir le meilleur nid pour assurer le succès de sa descendance.


Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est le rapace diurne le plus commun de nos campagnes. Fin février, le couple reprend possession du site de reproduction qui peut être une paroi rocheuse ou un ancien nid de corvidés. Mais il affectionne aussi les cavités des murs des vieilles bâtisses. La compétition est parfois rude car le couple doit exclure les intrus … les jeunes de l’année passée ou encore des pigeons ! Chaque matin, pendant plusieurs jours, le couple se retrouve sur le toit le temps de se toiletter et s’accoupler … histoire de consolider les liens et préparer la future reproduction !



Le triton palmé (Lissotriton helveticus) est le plus petit de nos tritons et probablement également le plus répandu. Cet urodèle se rencontre surtout dans les habitats forestières et de landes. Comme la plupart des tritons, le palmé passe l’hiver sur la terre ferme caché dans le sol ou sous des souches même si certains individus peuvent également hiverner sous l’eau.
En fin d’hiver, lors des nuits humides et douces, les tritons regagnent les mares, étangs voir même des ornières forestières pour se reproduire. Les mâles sillonnent alors les points d’eau à la recherche d’une femelle. La parade nuptiale est assez spectaculaire et complexe. Le mâle effectue alors une sorte de danse pour séduire la femelle. En suspension dans l’eau avec les pattes postérieures palmées, il tourne autour de la femelle en effectuant des mouvements avec sa queue. Il n’y a pas de contact direct avec le partenaire et cette parade permet de libérer des phéromones sexuelles.
Lors de l’accouplement, le mâle dépose une capsule dans le cloaque de la femelle appelée spermatophore qui contient les spermatozoïdes. La femelle déposera ensuite les œufs fécondés un à un sur la végétation.
Toutes ces images subaquatiques ont été réalisées en milieu naturel avec des tritons libres sans utilisation d’aquarium.





Au cœur de la nuit polaire entre les latitudes 65° et 75° survient un phénomène naturel des plus spectaculaires … l’aurore boréale. Le ciel se pare alors de lumières fluorescentes le plus souvent vertes. Ce phénomène s’explique par l’arrivée de particules solaires dans l’atmosphère terrestre. Un spectacle de toute beauté !
Ces images ont été réalisées à l’occasion d’un stage en Norvège organisé par Eresus Nature (David Greyo et Christophe Salin).



