Espèce commensale de l’homme, le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros ) s’est parfaitement adapté à l’environnement humain. Vivant à l’origine dans des habitats montagneux, il a élargi son aire de nidification en colonisant les infrastructures anthropiques comme les vieilles bâtisses en pierre, cavité dans les murs ou sous les poutres. Il affectionne particulièrement les exploitations agricoles de type élevage généralement riches en insectes.

La mare est un véritable foyer de biodiversité de nos campagnes … un haut lieu de reproduction pour de nombreux invertébrés mais aussi pour les amphibiens. Chaque printemps, les grenouilles vertes animent la vie de la mare recouverte de tapis de renoncules aquatiques … Un vrai concert ! Territoriale, la grenouille verte défend activement sa petite parcelle de renoncule. La mare est un habitat fragile et ce biotope doit être impérativement préservé !



A l’occasion de la sortie du dernier numéro de la revue Nat’Image 20, vous y trouverez un reportage consacré à la découverte des sangliers. Ce sujet a été réalisé en collaboration avec Michel d’Oultremont.
» Animal mystérieux, symbole de force et de puissance, le sanglier accompagne l’homme depuis des siècles et occupe une place importante dans la culture et la mythologie. Souvent tapi au plus profond de nos forêts, l’ancêtre direct de notre cochon domestique reste discret. Chronique de vie d’une compagnie de sangliers … «


Avec son plumage des plus coloré (orange, noir et blanc) et sa huppe érectile, la huppe fasciée (Upupa epops) est sans aucun doute un des plus beaux oiseaux de France. Migratrice, la huppe vit dans un environnement de type bocage avec des haies, des vergers et des prairies. Oiseau cavernicole, la huppe niche dans les arbres dans d’anciennes cavités naturelles creusées par des pics. Elle peut également nicher dans des vieux murs en pierre. La huppe fasciée est considérée comme un indicateur biologique de la qualité de l’environnement et notamment de biotopes moins soumis aux pesticides.

Fin mai, la bécassine double (Gallinago media) rejoint des zones marécageuses d’Europe du Nord et de l’Est pour assurer sa descendance. Les adultes se regroupent sur des places appelées leks ou arènes pour le rituel des parades. Les mâles, territoriaux, marque leur territoire pour garder la meilleure place pour gagner les faveurs d’une femelle. Perché sur un monticule, le torse bombé, le mâle émet un chant caractéristique puis gonfle ses plumes, écarte ses ailes avant d’ouvrir sa queue en évantail. Le tout est également accompagné de petits sauts sur place. Les parades sont principalement nocturnes et crépusculaires.

