Il n’y a pas que les feuilles qui tombent en forêt, c’est le temps de la chute des bois chez les cerfs en ce début d’année. Les grands vieux mâles perdent leur bois généralement en premier mais je pense qu’il y a aussi un déterminisme génétique pour expliquer les décalages dans le temps de la chute des bois entre individus.
Ce processus physiologique est toujours aussi impressionnant puisque les bois tombent soudainement comme des feuilles mortes suite à une rupture brutale au niveau de la zone d’insertion du bois sur le pivot du crâne. Cette perte des bois coïncide avec un taux de testostérone au plus bas dans l’organisme. Très rapidement et ce seulement après une semaine, une nouvelle membrane recouvre déjà le pivot. Difficile de s’imaginer alors que d’ici 4 mois, les cerfs auront retrouvé leur ramure définitive de près de 1 m de longueur.
Comme je ne cherche pas les mues en forêt en cette période, je peux me consacrer pleinement à photographier les cerfs mulets et en début de repousse des velours. J’adore leur expression avec leur tête massive et carrée. Des moments privilégiés pour poursuivre ma quête de connaissances sur cette espèce emblématique de nos forêts.
Ces deux images représentent le même individu avec une semaine d’écart. Images réalisées en milieu naturel avec un cerf libre et sauvage.

