Les marais avec les nombreuses espèces d’Anatidés et de grèbes constituent un garde manger idéal pour les prédateurs. C’est le cas particulièrement du busard des roseaux qui vient régulièrement capturer une proie moins vigilente comme cette fois là un grèbe à cou noir. Il est possible également de croiser la route du furtif autour des palombes.

Sale temps sur le marais ! Le printemps s’installe progressivement avec les derniers assauts de l’hiver. Les couches d’air sont très instables avec de forts contrastes thermiques donnant lieu à de violentes averses et orages. Des conditions météorologiques très particulières qui offrent des ambiances atypiques tantôt ténébreuses, parfois ensoleillées. L’occasion rêvée d’aller à la rencontres des hôtes du marais.


Le lézard des murailles (Podarcis muralis) est comme tous les reptiles un organisme ectotherme à savoir un animal à sang froid. La température de son corps dépend donc de la température extérieure. Le matin, on peut facilement l’observer prendre un bain de soleil afin que sa température corporelle atteigne l’optimum thermique pour le bon fonctionnement de son métabolisme. Les murs et les pierriers constituent un habitat idéal pour le lézard avec des zones de refuges, une nourriture abondante (insectes), un site de ponte adéquat et de nombreuses zones pour thermoréguler sa température corporelle.

Hôte de nos campagnes, le corbeau freux se distingue de la corneille noire par son bec massif blanc à sa base, sa gorge proéminente et des reflets violets et bleuâtres sur son plumage. Migrateur partiel dans les régions tempérées, dès mars, les couples rejoignent en colonie le site de nidification situé à la cîme des arbres. Très bruyants, les adultes réalisent d’incessants aller-retour entre les nids et les prairies et cultures adjacentes en quête de nourriture (graines, insectes, vers de terre, campagnol). Même si le corbeau freux prélèvent quelques semences, de part son rôle écologique de régulateur, il ne mérite pas sa mauvaise réputation et son statut d’espèce nuisible !

En ce début de printemps, les sous bois sont encore très lumineux en attendant le débourrement des feuilles. Les ambiances y sont douces et feutrées. Les sangliers retrouvent leur quiétude et s’attardent dans les clairières en quête des derniers fruits tombés à l’automne passé (faînes et glands).
