Mi-septembre, les brumes envahissent nos forêts avec les importants contrastes de températures nocturnes. Au lever du jour, les ambiances sont douces, feutrées parfois mystérieuses comme avec ce fantôme des forêts qui traverse cette parcelle de bruyères.

Au coeur de l’été entre le 15 juillet et le 15 août, le chevreuil (capreolus capreolus) rentre en phase de rut. Les brocards parcourrent activement leur territoire en quête de femelles réceptives. La période de chaleur de la chevrette ne dure que 1 à 2 jours. Pendant ce temps, le mâle reste en compagnie de la femelle pour s’accoupler régulièrement. Le brocard ne cesse de poursuivre la chevrette, humant les effluves de celle-ci, la stimulant en posant sa tête sur sa croupe. Les deux partenaires tournent l’un autour de l’autre formant des ronds de sorcières jusqu’au moment où la chevrette accepte l’accouplement.

La survie de plus de 70 % des plantes à fleurs mais aussi des cultures dépend étroitement de la pollinisation assurée par des espèces animales et le plus souvent par les insectes. On parle alors de pollinisation zoogame. Les insectes pollinisateurs en recherchant de la nourriture (nectar et pollen) participent ainsi involontairement à la reproduction des plantes. Cette entomofaune regroupent plusieurs centaines de milliers d’espèces allant des Hyménoptères aux Diptères, Lépidoptères et Coléoptères.
Une biodiversité en péril ? Depuis ces dernières années, on observe un déclin des populations de pollinisateurs dont l’espèce la plus emblématique est l’abeille domestique. Les causes de ce déclin sont multiples avec évidemment un impact majeur de la dégradation des biotopes, l’intensification de l’agriculture et l’utilisation intensive de pesticides.
Les insectes pollinisateurs jouent un rôle écologique majeur dans le maintien de la biodiversité mais aussi en rendant des services importants à la société …. alors faisons en sorte de les préserver !


Le paon du jour, Aglais io, se reconnait aisément par ses ocelles ornant ses ailes qu’il utilise pour repousser un prédateur. On le rencontre dans de nombreux biotopes du moment qu’ils disposent d’un fort ensoleillement. Ce superbe papillon présente la particularité de rentrer en diapause à la fin de l’été et d’hiverner au stade adulte. Les chenilles se développent quant à elles sur des plantes d’orties.

Trop souvent décrié à tort dans le monde rural, le renard est pourtant un prédateur indispensable qui participe activement à la protection des cultures. Son régime alimentaire, généraliste, se compose en effet de 80% de micromammifères mulots et campagnols ! Avec sa technique de chasse redoutable , le mulotage, le renard repère sa proie grâce à son ouïe fine et son odorat développé puis il bondit sur celle-ci pour l’immobiliser et la tuer. Le goupil ne mérite donc pas cette mauvaise réputation de nuisible !
