Le plumage mimétique du lagopède alpin (Lagopus muta) est sans aucun doute son principal atout pour échapper aux prédateurs hormis au printemps où les mâles tardent à quitter leur parure blanche. Ce galliforme aux allures de petit tétras et également surnommé la perdrix des neiges présente une large répartition mondiale et occupe divers habitats comme les taïgas et les massifs montagneux de divers régions de l’hémisphère nord (Amérique, Europe, Russie et Asie).



Au coeur de l’été entre le 15 juillet et le 15 août, le chevreuil (capreolus capreolus) rentre en phase de rut. Les brocards parcourent activement leur territoire en quête de femelles réceptives. La période de chaleur de la chevrette ne dure que 1 à 2 jours. Pendant ce temps, le mâle reste en compagnie de la femelle pour s’accoupler régulièrement. Le brocard ne cesse de poursuivre la chevrette, humant les effluves de celle-ci, la stimulant en posant sa tête sur sa croupe. Les deux partenaires tournent l’un autour de l’autre formant des ronds de sorcières jusqu’au moment où la chevrette accepte l’accouplement.




Au cœur de l’été alors que la plupart des espèces d’oiseaux ont terminé leur saison de reproduction, les hirondelles rustiques (Hirundo rustica) s’affèrent à effectuer une seconde nichée. Le temps sera compté car les jeunes à peine émancipées devront être capables de prendre le chemin de la migration vers l’Afrique dès la fin septembre. Rappelons que cette espèce est extrêmement sensible et que les populations sont en décroissance à cause de l’intensification de l’agriculture et la disparition des sites de reproduction.

La chouette effraie (Tyto alba) est une espèce emblématique du bocage. Essentiellement nocturne, cette chouette est très discrète et le plus souvent on l’aperçoit dans les phares des voitures. Les années où sa principale ressource alimentaire à savoir les micromammifères est rare comme par exemple durant l’hiver 2013, la dame blanche n’hésite pas à partir en chasse en plein jour pour accroitre ses chances de trouver des proies.
Surnommée l’effraie des clochers, cette chouette niche le plus souvent dans les vieilles bâtisses dont les clochers. Mais dans les bocages encore préservés avec la présence de vieux arbres, la chouette effraie conserve parfois son habitat originel à savoir des cavités naturelles dans des arbres (trognes, arbre têtard).


Avec plus de 10% de sa superficie recouverte de glaciers, l’Islande est une terre d’eau parcourue par de nombreuses rivières. Les cascades souvent spectaculaires et vertigineuses façonnent le paysage de pures merveilles de la nature.
Dans ces eaux vives , il est une espèce qui s’est parfaitement adapté à ces conditions extrêmes, le arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus). Ce superbe canard au plumage très caractéristique apprécie particulièrement les eaux tourmentées des cascades.
Ces images ont été réalisées lors d’un stage photo nature organisé par l’association Eresus Nature (David Greyo et Christophe Salin).
Kirkjufellsfoss



