Un des plus petits arthropodes terrestres mais pourtant les collemboles jouent un rôle majeur dans le fonctionnement de l’écosystème forestier en contribuant activement au recyclage de la matière organique végétale, les feuilles.
L’automne est une période propice pour observer et photographier les collemboles. Comme tout organisme ectotherme, son activité est corrélée à la température ambiante qui constitue en quelque sorte son carburant. Ainsi avec l’abaissement des températures, les collemboles se retrouvent immobilisés et figés tout particulièrement le matin.
Vue sa taille modeste, photographier les collemboles nécessite un matériel spécifique de macrophotographie afin d’accroitre le rapport du grossissement … soit à l’aide de bagues allonges ou encore pour les processeurs de matériel Canon l’utilisation de l’objectif MPE 65 mm qui offre la possibilité d’atteindre un grossissement jusqu’à x5.
Quand les grands cerfs commencent à tolérer la présence de jeunes cerfs en ce début d’octobre … ça sonne bientôt le glas de la saison du brame du cerf !
Mais cela ne signifie pas pour autant la fin de la saison de reproduction de l’espèce puisqu’il peut encore y avoir des biches non fécondées et des bichettes pas encore tombées en oestrus. En effet comme chez beaucoup d’espèces de mammifères, les premières chaleurs des jeunes femelles interviennent lorsqu’elles ont atteint un poids minimal. Il est ainsi possible d’observer ponctuellement des comportements de rut jusqu’à début janvier. Des mâles ainsi déjà regroupés en harde à ce moment là peuvent soudainement se battre jusqu’à la mort …
Dans le monde sauvage, les sens jouent un rôle essentiel dans la survie et la reproduction des espèces. Le cerf élaphe ne déroge pas à cette règle. Il y a bien que homo sapiens qui a perdu certaines de ces capacités au fil du temps.
Le cerf est toujours constamment aux aguets … un instinct de survie face aux prédateurs ancestraux … une vue perçante, une ouie des plus fine mais aussi un odorat hyper développé. Même si le cerf perd un peu de sa vigilance à la période du rut obnubilé par sa reproduction, les sens et particulièrement l’odorat joue un rôle majeur pour détecter les biches en oestrus. Lèvre supérieure retroussée, ce comportement permet à la glande de Jacobson du palais de détecter des phéromones sexuelles des femelles. On parle alors du comportement de flehmen.
La vie d’un cerf n’est pas un long fleuve tranquille. Le cerf, cette espèce toujours aussi mystérieuse et imprévisible, présente une grande plasticité entre individus dans ses déplacements saisonniers. Alors que certains vont vivre sur un nombre très restreint d’hectares, d’autres vont parcourir de longues distances entre le secteur de brame et les secteurs d’hiver de perte des bois et de printemps de repousse des bois. J’ai ainsi eu connaissance de cerfs qui ont parcouru plus de 15 km à vol d’oiseau entre le secteur de brame et d’hiver.
Ces parcours saisonniers sont semés d’embuches entre les infrastructures routières et ferroviaires multiples mais aussi les activités humaines comme la chasse. Le cerf utilise la structure du paysage, des corridors écologiques comme des zones boisées intermittentes, des bosquets pour se déplacer la nuit.
Traverser les années est donc un challenge pour le cerf et il doit jouer de ruses pour éviter ces nombreux obstacles.
Ce cerf présente une morphologie de ses bois très atypiques que je suis désormais depuis 2015. Cette année là, je l’avais découvert avec une boiterie et un bois très particulier. Pour l’anecdote, un de ses bois avait été retrouvé à plus de 12 km à vol d’oiseau de sa place de brame. Depuis, sa ramure s’est ré-équilibrée même s’il reste toujours un dimorphisme … sa boiterie par contre subsiste toujours ce qui l’handicape sérieusement lors du brame et les interactions avec les autres mâles dominants. Ce cerf est devenu très discret au fil des années.
Années 2015 à 2021
Année 2021





