Le plus grand des labbes, espèce pélagique, le grand labbe est un redoutable prédateur généraliste qui peut s’attaquer aux jeunes oiseaux d’autres espèces pélagiques des falaises et de petits mammifères. Opportuniste et charognard, il n’hésite pas à profiter de cadavre de poissons échoués sur les plages.

En ce début d’été, les jeunes blaireautins sont désormais bien développés et poursuivent leur apprentissage de la vie au sein de la cellule familiale. Avec les fortes chaleur de ces derniers jours, les blaireaux s’accordent une petite sieste à l’entrée du terrier.
Le blaireau est malheureusement considéré et classé parmi les espèces nuisibles. Je rappelle ici qu’aune espèce est nuisible dans la nature hormis les espèces dites invasives importées par l’Homme. Les espèces locales s’intègrent quant à elles dans les écosystèmes, les chaines alimentaires et les relations entre les espèces sont le résultat de millions d’années d’évolution !

Quelle fut ma surprise à l’arrivée la semaine dernière sur la lagune glaciaire de Jokulsarlon en Islande… un spectacle dès plus inquiétant … une catastrophe écologique qui illustre encore une fois de ce que l’Homme fait subir à la planète … entre 2015 et 2019 … le front du glacier Vatnajökull a reculé d’environ 2 km laissant place à une lagune quasi dépourvue d’icebergs ! Les bateaux de touristes continuent à circuler sur la lagune à la rencontre des derniers icebergs … les tours-opérateurs continuent eux aussi à amener les touristes par bus entiers … un triste spectacle tout en contraste ! …
…. mais l’Homme devra pourtant répondre de ses actes un jour prochain …
Juin 2015

Juin 2019

Un mimétisme des plus abouti du règne animal qui lui permet d’assurer sa sécurité durant le jour, à la nuit tombée, l’engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus) rentre en activité pour se nourrir d’insectes et marquer activement son territoire avec son chant continu et saccadé sur sa fin. L’engoulevent d’Europe vit dans les coupes et clairières forestières.

Les jeunes chouettes viennent de naître au fond de la cavité du vieux mur … la femelle reste encore avec les poussins lors des premiers jours pour les réchauffer. Le mâle se charge de ravitailler la femelle qui n’hésite pas à quémander si son partenaire tarde à revenir. Dans cette reprise d’activité diurne, le mâle profite d’une averse pour prendre un bain. Sur son perchoir, les ailes écartées, il gonfle ses plumes pour laisser les gouttelettes pénétrer son plumage. Un sain indispensable avec le bain de sable pour se débarrasser des parasites et entretenir l’efficacité de son plumage.
Une scène de vie de la chouette chevêche que j’espérais saisir depuis maintenant plus d’un an. Les stagiaires présents ont apprécié observer et immortaliser ce comportement !
